Du Cambrésis au Pays Quercitain, un Grand Prix très rural

Organisateurs, forces de sécurité et motards de l’association Drapeau jaune ont procédé mercredi à la reconnaissance du parcours de la 59e édition, qui sera courue jeudi 13 avril. Cinquante-quatre communes seront traversées, réparties sur six intercommunalités.

 

À huit jours de la 59e édition du Grand Prix, organisateurs, motards de l’association Drapeau jaune, policiers et gendarmes s’étaient donnés rendez-vous à 7 h 30 mercredi, à la Maison du vélo, pour la reconnaissance. À la manœuvre : Jean-Luc Derche, responsable de la sécurité depuis 2014. Avec de nouvelles exigences à satisfaire. Ce sont des panneaux pour annoncer les passages à niveau, en souvenir de celui que des coureurs avaient forcé à Wallers lors du Paris-Roubaix de 2015 ; une signalisation spécifique, aussi, pour les coussins berlinois, que les communes ne démontent plus avant le passage de la course.

«  Il faut penser à tout  », lâche Jean-Luc Derche. À rappeler la mairie d’Abscon, par exemple, pour que le jour venu elle neutralise son radar, comme la commune de Wallers. Le convoi marque un premier arrêt à Bantigny, dans le Cambrésis : un terre-plein central en pavé n’est signalé par aucun affichage vertical, alors il faudra y mettre un ballot. À Verchain-Maugré, les écluses seront démontées pour Paris-Roubaix et remontées après le Grand Prix de Denain.

 

« Ichi t’es à Abancourt »

La première boucle, de 56 km, mord dans le Douaisis et va plus loin dans le Cambrésis : « Ichi t’es à Abancourt », lit-on en grosses lettres à l’entrée de ce village où le GPD passera pour la première fois. Après le refus opposé par les autorités de traverser les villes du nord de Valenciennes, la grande boucle se déroule sur 99 km en secteur rural, sous la forme d’un aller-retour dans le sud Valenciennois, prolongé d’une boucle dans le Quercitain à partir de Saultain.

 

Pavé montant

C’est à Préseau, où la course passera deux fois, que l’on débusque le secteur pavé (1 800 m, km 82) introduit par les organisateurs, le premier depuis très longtemps. Un pavé montant venant d’Artres, en haut duquel sera d’ailleurs jugé le troisième prix des monts, mais qui n’a rien de bien méchant… puisqu’il est en grande partie recouvert de plaques de goudron. Il n’y a donc pas encore là de quoi affoler les coureurs !

Sur ce parcours de 196,4 km qui s’achève par un circuit de 20,7 km à boucler deux fois, les besoins s’élèvent à 534 signaleurs. Le plus gros contingent est fourni par les communes et pour les quelque quatre-vingts personnes qui manquaient encore à l’organisateur, celui-ci s’est adressé à des associations. Ceci encore : le Grand Prix de Denain va traverser 54 communes réparties sur six intercommunalités, ce qui fait un beau territoire.

 

59e Grand Prix de Denain, jeudi 13 avril, départ à 11 h 30, arrivée entre 15 h 45 et 16 h, rue Arthur-Brunet. Trois passages sur la ligne avant l’arrivée.
Article de la Voix du Nord – Bernard Défontaine

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